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Pourquoi une thérapie brève?


Thérapie brève n'est pas thérapie rapide

Une thérapie brève, c'est quoi? Est-ce une thérapie rapide? Une thérapie vite fait bien fait?


Bien entendu, il n'est rien. Une thérapie brève est une thérapie qui ne se veut pas longue. D'accord, c'est un bon début, mais encore? Une thérapie qui ne se veut pas longue, pourquoi?


La thérapie brève s'inscrit dans le courant systémique, au sein duquel le véritable patient est l'interaction entre le patient supposé ou désigné et le système au sein duquel il évolue. Une enquête européenne menée en 2003 auprès de 14.000 personnes (dont 3.000 belges) concernant la thérapie qu'ils entreprenaient. Il en est ressorti que 25% avaient avaient abandonné la thérapie avant la fin. Les raisons de ne pas mener la thérapie à son terme étaient multiples :

  • Parce que les patients se sentaient mieux

  • Parce que le problème était résolu ou devenu plus facile à supporter

  • Parce que prolonger le traitement n’aiderait pas

  • Le coût élevé des séances

  • Parce que le traitement était trop long (20%)

L'idée de la thérapie brève est donc de proposer une thérapie qui ne s'éternise pas dans le temps. Les bénéfices sont donc multiples :

  • Soulager le système de santé afin de proposer un accompagnement à d'autres personnes qui en ont aussi besoin

  • Faire économiser du temps et de l'argent au patient

  • Retrouver un certain soulagement qui rend le quotidien supportable

  • Favoriser l'autonomisation du patient et éviter de s'inscrire dans une dépendance à la thérapie

En outre, deux facteurs majeurs vont définir l'évolution positive de la thérapie :

  • Un lien qui s’établit entre le thérapeute et le client au cours du processus d’aide (Goudreau et Côté, 2001), lequel nous nommerons "alliance thérapeutique".

  • Un accord de collaboration entre le thérapeute et le patiente concernant les buts et les tâches de la thérapie.

Enfin, des changements significatifs peuvent se produire dans un temps court (Howard et al., 1986) . Par ailleurs, une méta-analyse réunissant 15 études sur 2 431 patients à été faite (Lambert, Hansen et Finch, 2001) :

  • 50% s’améliorent significativement avant la 8ème séance

  • 75% avant la 26ème séance

  • 83% avant la 52ème séance

Qu'en retenir ? Plus le nombre de séance croît et plus le rendement thérapeutique diminue. Cela tend donc à considérer que l'amélioration de l'état ou de la situation du patient tend à se jouer dès le début de la thérapie (j'ai bien écrit se jouer - par forcément se produire).


Thérapie brève n'est pas thérapie magique

Attention cependant que la thérapie brève n'est pas une thérapie "magique". En effet, la durée nécessaire à voir une amélioration variera selon différents facteurs, tels la durée du problème, l'histoire du patient, la complexité, la sévérité du problème, la perception claire de la situation et la motivation, le soutien social).


Par conséquent, pour espérer qu'un changement se produise, l'implication du patient en tant qu'acteur de sa thérapie sera pleinement nécessaire, tant en consultation qu'en dehors de celle-ci.


Vous voulez en savoir plus? N'hésitez pas, je suis à votre disposition.



Sources

Goudreau, A., & Côté, G. (2001). La bibliothérapie : Comment favoriser l'alliance thérapeutique. Revue québécoise de psychologie, 22, 7-26.


Hendrick, S. (2007). Un modèle de thérapie brève systémique. Érès. https://doi.org/10.3917/eres.hendr.2007.01


Hendrick, S. (2021). Thérapies brèves et interventions brèves [diapositives de cours]. UMons.


Lambert, M. J., Hansen, N. B., & Finch, A. E. (2001). Patient-focused research: Using patient outcome data to enhance treatment effects. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 69(2), 159–172. https://doi.org/10.1037/0022-006X.69.2.159





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